LES FICHES HYGIÈNE DE VIE : Les perturbateurs endocriniens dans les aliments

Qu’est-ce qu’un perturbateur endocrinien ?

Les perturbateurs endocriniens sont des substances ayant un impact sur le système hormonal. Ils augmentent ou diminuent l’action des hormones.

Or, ce sont des molécules essentielles au corps humain pour garantir le bon fonctionnement du métabolisme.

 

Les problèmes liés aux perturbateurs

Toute la difficulté des perturbateurs endocriniens est qu’ils sont présents dans plusieurs produits du quotidien. Par exemple, ils peuvent être dans les produits fabriqués à partir de plastiques. Comme, des contenants alimentaires, des ustensiles, des produits culinaires…

Les pesticides sont également considérés comme des perturbateurs endocriniens. Or, ce sont des éléments chimiques utilisés dans la production de fruits et légumes.

En septembre 2018, le site 60 millions de consommateurs a également mis en avant la présence de pesticides et de perturbateurs endocriniens dans les produits congelés.

Au-delà de ces substances chimiques, des dioxines, du PCB ou encore des métaux lourds ont été trouvés dans plusieurs poissons comme le thon ou le saumon.

Mais alors, quelle est la source du problème ? L’aliment lui-même peut avoir des perturbateurs endocriniens à la suite de sa production.

Les contenants peuvent également être un souci. Une migration des polluants vers les aliments a lieu, notamment dans les cas de figure suivants :

  • L’acidité ou le gras : dans les conserves, les produits marinés, les poissons baignés dans l’huile, les aliments mis en barquette plastique
  • Un long contact entre la nourriture et l’emballage dans le cadre de la création d’un stock
  • Quand la chaleur est nécessaire comme un plat chauffé dans un contenant plastique, une eau chauffée dans une bouilloire en plastiques…

Par ailleurs, les ustensiles de cuisine ont leur importance. Les poêles en téflon, les cuit-vapeur en plastique, les moules à gâteau avec revêtement ou en silicone contiennent des perturbateurs. À la cuisson, la migration est possible.

 

Les solutions pour éviter les perturbateurs endocriniens en cuisine

Depuis le 1er janvier 2015, la France est le premier pays au monde à réagir contre le bisphénol A (BPA). Il est désormais interdit dans tous les contenants alimentaires.

Cependant, cette mesure ne suffit pas à préserver sa santé. Il est essentiel de bannir des habitudes de son quotidien :

  • Ne jamais chauffer ses aliments dans du plastique
  • Ne pas acheter des conserves et des canettes
  • Éviter l’usage de la vaisselle en plastique
  • Ne pas oublier que les perturbateurs endocriniens sont présents dans les contenants. Cette affirmation prend en compte les emballages en carton de tous les fast-food (pizza, burger…)
  • Certains aliments sont chargés en pesticides : tous les fruits et les légumes qui ne se mêlent pas, les pommes qui peuvent être traitées jusqu’à 36 fois, les céréales au petit-déjeuner, les sachets de thé, les capsules de café…

De nouvelles pratiques permettent d’améliorer son quotidien. En alternative, il est important de consommer des produits biologiques contenant moins de pesticides, s’intéresser à sa source d’approvisionnement et surtout varier ses menus.

 

Que sont les ovaires polykystiques ?

Le syndrome des ovaires polykystiques touche entre 5 à 10% des femmes.
Il est caractérisé par une hausse inhabituelle de la production d’androgènes, des hormones mâles, dans les ovaires puisqu’il a pour origine un déséquilibre hormonal.
Il impacte ainsi la croissance des follicules ovariens et empêche la production d’ovules.

 

Quels sont les symptômes de ce syndrome ?

Dans la plupart des cas, le diagnostic est posé par votre gynécologue, votre endocrinologue ou votre médecin. Celui-ci est généralement posé à la puberté mais peut survenir plus tard suite à une prise de poids. En effet, c’est un effet secondaire du syndrome SOPK.

L’association d’au moins deux de ces critères indique la présence du syndrome dans le corps féminin :

  • Une hyperandrogénie
  • Acné
  • Hirsutisme
  • Présence d’un haut taux de testostérone et d’androstènedione diagnostiqué grâce à une prise de sang
  • Des cycles irréguliers
  • Anovulation soit une absence totale d’ovulation
  • Une inflammation dans les ovaires

En cas de SOPK, le taux de LH augmente ce qui produit des androgènes en excès.

À cause de ce phénomène, le cycle féminin est perturbé.
Par ailleurs, le taux de testostérone peut augmenter. Cela provoque un excès de poils et d’acné.

 

Quels sont les problèmes dus au syndrome SOPK ?

Le syndrome des ovaires polykystiques ont plusieurs impacts sur le corps de la femme : 

  • Des troubles de l’ovulation, voire d’infertilité : d’après une étude du Docteur Carmina E , le syndrome cause plus de 70 % des cas d’infertilités, voire d’anovulation.
  • L’obésité touche au moins 30 % des femmes. Son origine reste inconnue.
  • L’intolérance au sucre et apparition de diabète
  • Athérome
  • Thrombophilie
  • Dysfonction endothéliale
  • Hypertension artérielle
  • Dyslipidémie
  • Cancer de l’endomètre
  • Apnée du sommeil
  • Excès de fausses couches

 

Toutes les solutions pour contourner le syndrome SOPK

Il n’existe aucun traitement qui permet de guérir du SOPK. La prise en charge se fait en fonction des effets secondaires ainsi que sur la prévention des complications cardio-vasculaires :

  • Contrer le déséquilibre hormonal grâce à un traitement hormonal
  • Application de crèmes ou prises d’antibiotiques pour contrôler l’acné
  • La perte de poids 
  • Adopter un mode de vie saine et une alimentation équilibrée
  • Avoir une activité sportive régulière
  • Demander un soutien psychologique : le psychique peut avoir un impact sur le syndrome SOPK. En effet, d’après les nouvelles recommandations pour le diagnostic et la prise en charge du syndrome d’ovaire polykystique, les femmes touchées par ce syndrome présentent régulièrement des signes d’anxiété, de dépression ou de détérioration de l’image corporelle.

Toutes ces approches vous permettent de contourner ce syndrome SOPK. Et il est tout à fait possible de tomber enceinte si l’on en souffre. Faites-vous accompagner d’un spécialiste pour mettre toutes les chances de votre côté pour avoir un bébé.

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