LES PRINCIPAUX PROBLÈMES DE FERTILITÉ :
Le surpoids ou l’anorexie

Une insuffisance pondérale ou le surpoids et l’obésité ont un impact négatif sur la possibilité de grossesse ou sur la possibilité de mener correctement à terme une grossesse.

Les principaux troubles liés à l’obésité et pouvant causer des problèmes de fertilité sont :

> Le Syndrome des ovaires polykystiques : est une des causes principales d’absence d’ovulation et donc de stérilité.

> L’Hypothyroïdisme : se caractérise par une production anormale d’hormones de la glande thyroïde. Cette maladie entraîne généralement une augmentation du poids de la personne qui en souffre. Ce désordre peut également perturber le cycle menstruel et peut même l’interrompre dans certains cas ou même supprimer l’ovulation.
 

> Les défauts de la phase lutéale : entrainent un dérèglement de l’épaisseur de l’endomètre permettant la nidation du l’ovule. Si la phase lutéale dure longtemps ou si – au contraire – elle ne dure pas suffisamment longtemps, les taux de progestérone ne seront pas appropriés et la femme aura des menstruations anormales.

> Des oestrogènes en excès : étant donné que les oestrogènes sont produits par les cellules grasses, les femmes souffrant d’obésité ou d’un excès de poids, d’une manière générale, auront une plus grande quantité d’oestrogènes dans leur système que les femmes ayant un poids normal ce qui n’est pas forcément favorable à une bonne fertilité.

Une forte perte de poids ou les maladies de type anorexie nerveuse peuvent également avoir une incidence sur la fertilité de la femme.

La production des hormones féminines peut diminuer aussi en raison d’un poids trop faible chez la femme. Dans ce cas, l’ovulation peut devenir irrégulière ou même être interrompue.

A côté de cette liste non exhaustive, n’oublions pas également les troubles psychiques liés à l’obésité et au surpoids.

 

L’IMC, un indicateur essentiel

Le poids santé est établit selon l’Indice de Masse Corporelle
(IMC ou Body Mass Index BMI).
Un poids santé doit permettre de situer son IMC entre 19,5 et 25 kg/m2.

 

Pour calculer l’IMC:
Poids (kg) / Taille (m2)

 

Exemple :
Une femme pesant 58 kg pour 1m65 aura un IMC = 21,3 kg/m2
Cette femme n’est donc pas en insuffisance pondérale ou en surpoids

 

Le lien entre nutrition et fertilité

Selon une étude randomisée américaine, l’obésité (comme la maigreur) représente un frein à la fertilité. On connaît le rôle de l’IMC (Indice de masse Corporel) sur les troubles de l’ovulation. Ainsi que le rôle de l’insulino résistance (elle-même aggravée par le surpoids) sur l’axe Hypothalamo – hypophyso – ovarien. Cette étude, réalisée sur une importante cohorte, a permis de mettre en place 10 mesures qui améliorent chacune “les chances ” de procréer et qui lorsqu’elles sont combinées ont un effet surprenant sur l’infertilité due aux troubles de l’ovulation.

 

De cette étude sont ressorties 10 recommandations de bases :

  • Diminuer les graisses saturées et éviter les graisses trans. Que l’on trouve spécifiquement dans l’alimentation « industrielle ».
  • Privilégier la consommation des graisses mono et poly insaturées comme l’huile de canola, l’huile de noix et l’huile d’olive.
  • Augmenter la consommation de protéines végétales provenant des légumineuses et des oléagineux.
  • Privilégier la consommation de glucides à Charge Glycémique (CG ou glycemic load) basse.
  • Consommer 1 portion de lait entier ou même de crème glacée par jour. Il faut noter que c’est cette dernière recommandation qui a fait le succès populaire de la méthode…
  • Prendre un complexe de vitamines contenant de l’acide folique et vitamines du groupe B.
  • Privilégier les sources végétales de fer aux dépens de la viande rouge.
  • Boire de l’eau. Le café, le thé et l’alcool peuvent être consommés avec modération, les sodas sont à éviter.
  • Avoir et maintenir un IMC entre 20 et 24 kg/m².
  • Avoir une activité physique régulière et cela, surtout si votre IMC est > ou = à 20 kg/m²

L’étude complète démontre ces points à l’aide de tableaux comparatifs qui confirment les rôles des bons et des mauvais lipides, des glucides à modérer, des protéines à privilégier, avec les conséquences en apports en fer, en sels minéraux, en anti oxydants. Et surtout le bénéfice pour la fertilité de supprimer tel ou tel aliment ou pourquoi pratiquer une activité physique est très important. L’unité de mesure étant l’amélioration ou le trouble de l’ovulation.

 

Équilibre et micronutriments boosters de fertilité

Il est important de conserver à l’esprit que l’équilibre alimentaire s’établit sur un repas, mais également une journée et aussi sur une semaine.

Cela veut dire que si le repas du midi a été plus frugal que d’accoutumé, il est toujours possible de compenser au moment de la collation ou du diner pour garantir au corps les apports nécessaires.

De même lorsqu’il y a un écart, un aliment plus riche comme une pâtisserie, il est possible les autres jours de la semaine d’équilibrer ses apports en allégeant ses repas ou un prenant des repas plus light.

Mais les aliments à privilégier, ce sont bien sûr ceux contenants des micronutriments boosters de fertilité. Comme :

 

LES MINÉRAUX

> Le zinc

> L’iode 

> Le sélénium

 

LES VITAMINES

> La vitamine B9

> Le vitamines A

> La vitamine C

> La vitamine E

> La vitamine D : elle participe à la production des hormones sexuelles.

 

LES OMÉGA 3
Boycottez les acides gras trans, omniprésents dans les margarines, plats cuisinés, biscuits, barres chocolatées, viennoiseries… Et mettez le paquet sur les petits poissons gras et les « bonnes » huiles riches en oméga-3 : ils régulent la production des hormones sexuelles et augmentent le nombre et la qualité des ovules

 

LES ANTIOXYDANTS
Misez sur les fruits rouges, mais aussi sur les légumes colorés.

Ils vous apporteront tous les antioxydants nécessaires pour lutter contre les radicaux libres. Leurs propriétés antioxydantes permettent d’augmenter le nombre et la qualité des ovules et spermatozoïdes.